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50ans

Salarié pendant toute une carrière professionnelle, de plus en plus de seniors souhaitent découvrir le monde de l’entreprenariat. Créer son entreprise ou simplement gérer sois même une entreprise acquise par capital, voilà de quoi donner l’eau à la bouche avant que sonne l’heure de la retraite. Bien que tout à fait compréhensible, ce choix implique de grands bouleversements dans la vie quotidienne de ces seniors puisque s’occuper d’une entreprise demande du temps et en créer une plus encore.
 

Le marché du travail des seniors

graphapres50ansImpacté par la crise économique, le marché du travail des seniors est en déperdition depuis quelques années. Selon les chiffres révélés par travail-emploi.gouv.fr, le taux de chômage des plus de 50 ans a augmenté de 30% entre 2009 et 2010. Plus criant encore, le nombre de chômeurs dans la catégorie A âgés de plus de 50 ans a augmenté de 70% entre 2010 et 2014.

Ces chiffres peuvent expliquer ceux sur le nombre d’entrepreneurs « seniors ». Effectivement, 20% des nouveaux entrepreneurs sont âgés de plus de 50 ans et 7% ont plus de 60 ans. De plus en plus de seniors font le choix de créer leur propre entreprise ou d’effectuer une reprise d’entreprise déjà existante une fois qu’ils se retrouvent confrontés à la réalité du marché du travail. Les seniors représentent près d’un nouvel entrepreneur sur cinq, soit 50 000 chaque année.

Les nouveaux entrepreneurs seniors sont le plus souvent d’anciens salariés ressentant une insatisfaction profonde vis-à-vis du monde professionnel ou tout simplement désireux d’obtenir de nouvelles responsabilités. Néanmoins, encore un bon nombre de nouveaux entrepreneurs sont d’anciens demandeurs d’emploi. Voilà de quoi illustrer tout à fait la réalité du marché du travail.

Au vu du graphique ci-dessus, 22% des nouveaux entrepreneurs seniors étaient d’anciens retraités. Ces seniors confrontés à une perte de revenus importante au passage à la retraite décident de replonger dans la vie active en créant eux-mêmes un travail qu’ils ne sont plus capables de trouver sur le marché.

Devenir entrepreneur

La reprise d’entreprise

Elle consiste à racheter une entreprise à un cédant pour en devenir le nouveau dirigeant. Il existe donc une entreprise dont l’activité est déjà lancée et fonctionne plus ou moins bien. Il faut faire preuve de beaucoup de rigueur pour mettre en place les différents choix stratégiques et les faire appliquer par une équipe déjà en place qui vit un bouleversement majeur et dont certains membres seront très stressés par ces nombreux changements.

La création d’entreprise

Comme son nom l’indique, c’est la naissance d’une entreprise. Il faut posséder une idée innovante pour s’implanter sur un marché, dégager des fonds et disposer de beaucoup de temps.

En plus des contraintes administratives, créer une entreprise demande beaucoup de temps. C’est pourquoi il faut croire en son projet sans compter les nombreuses heures de travail nécessaires au lancement d’une activité. Celles-ci sont longues et bien souvent non rémunérées. Ce nouveau statut permet d’être seul décisionnaire. Il n’est pas question de se cacher derrière quelqu’un ou derrière une hiérarchie en cas de prise de mauvaises décisions étant donné que le créateur d’entreprise est, de base, situé au sommet.

Le financement d’un projet

Financer son projet est bien souvent un casse-tête pour les jeunes entrepreneurs. Les seniors bénéficient d’un avantage considérable puisque pour la plupart d’entre eux ils n’ont plus d’enfants à charge ni de crédit à rembourser. Au contraire, ils bénéficient d’un patrimoine et d’une source de financement directe, constituée tout au long de leur vie. De même, face aux banques ils bénéficient de leur expérience certaine du monde professionnel pour argumenter un business plan et obtenir des fonds supplémentaires.

La prise de risque peut devenir un réel problème à partir du moment où les nouveaux entrepreneurs engages leur capital comme garantie sur un emprunt.

La loi Madelin

Bien souvent, les nouveaux entrepreneurs ne prennent pas en compte les nombreux risques en termes de santé qui peuvent entraîner une perte d’activité temporaire ou même définitive. En tant d’entrepreneur et Travailleur Non Salarié (TNS) vous cotisez au Régime Social des Indépendants (RSI) et vous ne bénéficiez pas des mêmes couvertures que les salariés qui eux cotisent pour l’assurance maladie (régime général). En cas d’arrêt de travail, vous perdez donc tous vos revenus et ne bénéficiez pas d’une bonne couverture sous votre statut.

En plus d’être mal protégé par le RSI, les professionnels indépendants ne bénéficient pas comme les salariés d’une couverture santé collective qui leur permettrait d’avoir accès à des cotisations plus avantageuses sur une complémentaire santé qu’un contrat individuel.

C’est là qu’intervient la loi Madelin qui a pour objectif de réduire ces écarts de cotisation avec les salariés.

Avec le loi Madelin, les cotisations de votre contrat de santé peuvent être déduites de votre revenu imposable selon les limites d’un plafond fiscal. Les contrats santé prévu dans le cadre de la loi Madelin sont les mêmes que pour les salariés mais certains assureurs ont ajouté la possibilité de personnaliser leurs offres pour bien faire correspondre les besoins en couverture santé des Travailleurs Non-Salariés. Il existe de nombreux comparateurs sur internet comme le site bonne-assurance.com vous permettant d’obtenir toutes les informations dont vous aurez besoin.

Sachez qu’il existe également des contrats de prévoyance et de retraite prenant effet sous le cadre de la loi Madelin également déductible de vos revenus imposables.


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Antoine Boulanger
Responsable Web Marketing at Bonne-assurance.com

 

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