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IND2D’après diverses études, les Français (en majorité des seniors) détiennent au total plus de 4000 milliards d’épargne financière,soit le double de la dette totale de notre pays.

Le rendement de cette épargne, est aujourd’hui quasiment nul du fait de la faiblesse des intérêts servis, des effets des prélèvements fiscaux et sociaux cumulés, en particulier en cas de sortie anticipée des fonds (ex : assurance vie)

De plus, une faible part de cette épargne est réinjectée dans l’économie réelle, ce qui alimente en partie une baisse des taux d’intérêts, notamment pour maintenir ou relancer la croissance.

Pour ces raisons, l’épargne sans risque telle que qualifiée par ceux qui la commercialise, en comporte au moins un d’importance : celui de ne tirer quasiment aucun revenu de son épargne voire de subir une hypothétique et forte dépréciation de celle-ci en cas de crise financière ou immobilière majeure.

Par ailleurs, il est indéniable que le montant des retraites va largement se réduire dans les années à venir. Certains disent qu’un futur retraité qui a aujourd’hui 40 ans, ne touchera guère plus de 40 % de sa rémunération actuelle !

Simultanément, les seniors sont nombreux à être sortis prématurément du marché du travail.

Notre pays a d’ailleurs l’un des plus faibles taux d’occupation des seniors en Europe pour la tranche d’âge 55/65 ans, en sachant qu’un chômeur reste pourtant considéré comme un actif dans les statistiques officielles.

Ainsi, l’équation est délicate car quand l’on repousse l’âge de départ, une partie des seniors se retrouve au chômage dans leurs dernières années d’activité, dans une sorte de précarité qui ne dit pas son nom.

Comparé toujours à d’autres pays, le niveau d’indemnisation des seniors en recherche d’emploi reste acceptable à la fois en montant et en durée mais combien de temps reste-t-il avant le « choc des réalités » budgétaires de l’assurance chômage et de ses déficits abyssaux actuels, alors qu’elle fonctionne sur un principe de répartition et est financée principalement par les salariés et les entreprises.

Par comparaison, combien de temps pourrait tenir une entreprise du monde réel dans une telle situation, sauf à disposer de réserves financières ou de capacités d’endettement importantes mais à condition de les utiliser pour « restructurer ».

Des opportunités existent voire des solutions

A l’évidence et sauf un nouveau miracle économique, les solutions ne sont pas nombreuses mais elles existent, y compris à nos niveaux individuels, de surcroit quasiment sans intervention du Politique.

Sur un plan général ou de principe, ces difficultés devraient susciter une mobilisation de tous les acteurs, des compétences et des ressources financières inutilisées pour relancer la croissance.

Pourquoi continuer d’investir son épargne dans des placements qui rapportent plus aux gestionnaires de fonds qu’aux épargnants, après fiscalisation des intérêts et ce, sans aucune maîtrise de son utilisation.

Quant à la bourse, tous les investisseurs savent que le rendement est très aléatoire avec des cotations, souvent éloignées des strictes performances économiques.

Une association comme Seniors Entrepreneurs peut favoriser d’autres stratégies, en phase avec des critères sociétaux et économiques.

Les seniors veulent rester en activité, conserver une « utilité sociale » alors qu’ils sont poussés en dehors du marché du travail, souvent prématurément, en particulier dans les grands Groupes.  

Les entreprises en phase de création et de développement ont indéniablement besoin de compétences (qu’elles ne peuvent s’offrir initialement) afin d’augmenter leurs chances de réussite mais aussi pour passer des caps en matière de développement.

A tous niveaux et y compris sur un plan économique, les seniors peuvent décider d’investir une partie de leur temps disponible et pourquoi pas une partie de leur épargne, qui ne rapporte presque plus rien et ne sert donc pas son « projet de vie ». De plus, un tel investissement permet une réduction fiscale immédiate sur une partie du montant investi, ce qui peut déjà équivaloir à quelques dizaines d’années d’intérêts pour un placement financier.

Maintenant, il y a effectivement le risque de perdre tout ou partie du capital investi mais ce risque peut être réduit avec une bonne gouvernance d’entreprise, car contrairement à un investisseur classique, le senior peut s’investir simultanément dans l’opérationnel.

Cette double implication est porteuse de réussite et de création de valeur pour l’ensemble de la société mais plus encore pour l’entreprise dans laquelle il a investi du temps, partagé des compétences et une expérience… avec la possibilité de générer à terme et simultanément des plus-values, de nouveaux revenus pour le senior.

En tous cas, Il n’est pas déraisonnable d’envisager ces opportunités et c’est précisément ce que notre association se propose de favoriser en sélectionnant de bons projets et en les rapprochant de profils seniors à forte compétence et donc valeur ajoutée.

Source : Jérôme Le Noble

Administrateur

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