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COMMUNIQUE DE PRESSE – 14 OCTOBRE 2014

GENERATIONS E.R.I.C TIRE LE SIGNAL D’ALARME DANS UN LIVRE BLANC :

« Des mesures d’urgence contre le chômage des séniors et futurs séniors »

GENERATIONS E.R.I.C. a voulu dresser un diagnostic sans complaisance de l’employabilité des séniors et du chômage des personnes entre 50 et 59 ans. Mais ce LIVRE BLANC a surtout pour but de lancer un cri d’alarme : il faut mettre en place des mesures d’urgence pour sauver l’emploi des futurs séniors, tout en assurant parallèlement un traitement social courageux pour les plus de 50 ans qui sont déjà au chômage.

Les enjeux

Si aucune mesure n’est prise dès maintenant, les conséquences vont être dramatiques pour notre pays à plusieurs niveaux :

  • Le maintien dans l’emploi des séniors, jusqu’à leur retraite, est la seule façon de leur assurer un niveau de pension suffisant pour assumer leurs charges courantes une fois retraités, dès lors qu’au bout de trois ans d’indemnisation, un chômeur ne cotise plus aux caisses de retraite.
  • Il y a donc un risque de paupérisation des séniors privés d’emploi, d’autant plus élevé que le ratio de dépendance démographique et économique conduira à réduire les taux de remplacement.
  • Dans un contexte de croissance déjà faible, cette paupérisation progressive pourra même entraîner un risque de récession, mettant en péril non seulement le tissu économique mais également tout le système de protection sociale.
  • Cette situation aura forcément aussi des conséquences politiques. Il n’est jamais bon de pousser une partie de la population dans la détresse, s’agissant en outre d’un électorat qui n’a pas l’habitude de s’abstenir lors des échéances politiques.
  • Ce risque de paupérisation pourra mettre les groupes de protection sociale en tension, en particulier dans le cadre des budgets d’action sociale mis en œuvre depuis longtemps par ces institutions paritaires, mais qui ne résisteront pas à l’effet volume des besoins qui s’exprimeront au titre de la solidarité.
  • Enfin, il faudra s’attendre à une réduction des transferts intergénérationnels au détriment des plus jeunes, confrontés déjà au chômage et au poids croissant des dépenses contraintes.
  • Ces risques mettent à mal le concept de SILVER ECONOMIE : en appauvrissant les séniors, en ne formant pas les futurs séniors que sont les quadras, l’on voit mal comment il sera possible de développer certaines activités et de financer le vieillissement.

C’est pourquoi il nous semble impératif pour les quadras d’engager ou renforcer une action de formation au numérique ; celle-ci doit être obligatoirement organisée pour les 5 prochaines années au sein des entreprises, des organisations, des administrations ; pour les autres séniors, il faut mettre en œuvre des actions diverses, locales, spécifiques et innovantes, afin d’employer ceux qui sont au chômage dans des activités d’utilité sociale ou économique.


Les mesures préconisées

Sous un angle opérationnel, trois orientations majeures qui semblent incontournables ont été retenues, comportant chacune plusieurs mesures concrètes.

Mais avant d’engager toute action, il y a un préalable nécessaire qui est de reconnaitre les faits et en particulier de souligner ou de mettre en lumière le constat suivant : le chômage des séniors est un immense gâchis de compétences et de ressources.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de se satisfaire de cette vérité qui confine à la banalité, mais de se convaincre, à tous les niveaux de notre société, qu’il faut une vraie volonté collective, à l’échelle de la nation, si l’on veut sincèrement trouver des solutions. Aujourd’hui, elle fait singulièrement défaut.

Comme indiqué ci-dessus, ces solutions se déploient autour de trois axes directeurs.

  • Il faut en premier lieu œuvrer au niveau du bassin d’emploi1, c’est-à-dire y promouvoir et y encourager les bonnes pratiques, telles que le tutorat-mentoring en entreprises, dans les établissements d’enseignement, les associations, le soutien à la création d’entreprises, le conseil ou la participation dans des groupes projets, le développement d’actions nouvelles dans des domaines à valeur ajoutée. Cela implique de créer au sein de chaque bassin une « cellule de coordination » rassemblant les élus, les forces économiques, les structures d’enseignement, les représentants de l’Etat, les séniors eux-mêmes.
  • Ensuite, il convient d’instaurer des contreparties à la perception d’indemnisation chômage, l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE), sous forme, par exemple, de contribution à des actions d’utilité sociale ou de bénévolat, en fonction des aptitudes et/ou des motivations des bénéficiaires ; toute contribution donnera lieu à reconnaissance dans le CV et/ou dans des démarches de Validation des Acquis de l’Expérience2 (VAE). Cette démarche de trouver des contreparties permettra de repositionner la personne sur le plan social. Il s’agit également d’éviter que le chômeur indemnisé s’enferme dans une spirale dépressive.
  • Enfin, il est impératif d’assurer dans les faits, et pas seulement dans le discours, une formation tout au long de la vie en ligne avec les évolutions technologiques, l’adaptation aux nouvelles modalités de travail, en privilégiant dans l’immédiat la formation des séniors et des futurs séniors que sont les quadras.

Mais là encore, précisons un point essentiel : aucune de ces trois orientations et les mesures qui en découlent ne produiront les effets recherchés si, parallèlement, d’autres actions de redressement ne sont pas engagées au niveau de l’Etat.

Notre pays montre beaucoup de blocages culturels, souvent d’origine dogmatique. Ce que nous souhaitons, c’est que la puissance publique crée rapidement un environnement pour la valorisation du travail et le retour à l’emploi dans ses dimensions économiques, fiscales, juridiques, culturelles, sociales, en revenant à plus de flexibilité et en responsabilisant tous les acteurs.

Concrètement, ce nouvel écosystème social et économique implique de prendre des décisions dans les plus brefs délais, afin de recréer un climat de confiance parmi nos concitoyens et les chefs d’entreprise sans lesquels l’emploi ne se développera pas.

Notre pays n’a que trop tardé à se réformer. Un consensus national doit être recherché par tous les responsables politiques, à gauche comme à droite, qui soit soucieux des générations actuelles et à venir ainsi que du devenir de notre pays. Il leur faudra beaucoup de courage pour :

Réduire les dépenses publiques, en diminuant le nombre de fonctionnaires à l’échelon national et local avec le discernement nécessaire pour les fonctions prioritaires.

Préparer la mise en place d’un système de retraite universelle, permettre la flexibilité de l’âge de départ à la retraite dans le public et dans le privé, généraliser le système de décote-surcote pour inciter davantage à la prolongation des années de travail.

  • Moduler la durée de l’indemnisation chômage, tout en renforçant les dispositifs d’aide au retour à l’emploi, notamment par une plus forte implication des entreprises et des branches dans les actions à conduire pour le retour à l’emploi.
  • Privilégier le retour à l’emploi et arrêter une approche statistique du chômage pour encourager une démarche plus qualitative en matière de formation, à partir des qualifications existantes du demandeur d’emploi et des besoins des secteurs, en particulier ceux en pénurie de main d’œuvre.
  • Eliminer les effets de seuils, simplifier le code du travail, privilégier les accords de branche et d’entreprise à chaque fois que cela est pertinent, afin que les décisions soient prises au plus près du lieu de leur mise en œuvre.

En résumé, notre démarche peut prendre la forme séquentielle suivante : prendre un engagement volontaire à partir d’une prise de conscience des enjeux, mettre en place un nouvel écosystème favorable à l’emploi, déployer des actions en faveur des séniors en chômage de longue durée autour de trois axes directeurs, tout en préparant un environnement favorable à l’emploi en général aujourd’hui et demain.

 

1 Cette orientation a été également formulée comme 5ème priorité dans le Rapport de Gérard Mestrallet « mobiliser les acteurs économiques en faveur de l’emploi et de l’emploi des jeunes » sous le titre « agir au plus près des territoires ».
2 Toute personne -quel que soit son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation - qui justifie d’au moins trois ans d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle, doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).


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Générations E.R.I.C. est un collectif de réflexions sociétales créé en janvier 2013 sous la forme d’une association.

A travers ce nouveau Think tank apolitique, nous souhaitons prendre une posture engagée, argumentée, ouverte sur la société civile et les pouvoirs publics afin de promouvoir l’épargne longue dans notre pays.


Communiqué 14 10 2014Source : Nicole Legrain et Michel Riquier, administrateurs de « Seniors Entrepreneurs », ont participé à la rédaction du livre blanc.

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